Je me rends compte que je n'ai pas écrit depuis plus de deux mois,
et je ne saurais expliquer pourquoi. J'ai passé un temps fou à écrire,
en réalité, puis à effacer ce que j'avais écrit parce que pas assez bon,
puis à réécrire et à effacer de nouveau. Ou à passer du temps au
soleil, ce qui est finalement plutôt sain. Et enfin à travailler, parce
que je suis enfin stagiaire et que ça m'occupe, mine de rien. A force de temporiser, les événements se font plus lointains et plus flous dans ma mémoire. Il est temps de revenir en arrière.
Commençons
ce voyage dans le temps par la soirée du 24 juin dernier. Soirée qui
est, entre autres choses, la preuve que les concours en lignes ont bel
et bien des gagnants. Clem est l'une d'entre eux (je les imagine en
cercle fermé, êtres supérieurs parce que capables de déjouer toutes les
probabilités de gagner à la loterie) et m'avait invitée à se joindre à
elle pour un concert à la Philharmonie. Nous nous sommes donc retrouvés
dans le parterre (c'est à dire assez littéralement par terre) de la
Grande Salle de la Philharmonie, pièce immense et majestueuse malgré son architecture contemporaine (ou sont les ors et les plafonds peints ?!).

Deux choses se sont vite imposées : la soirée allait être inconfortable
les murs n'étant pas tout à fait verticaux ce qui nous empêchait de nous
en servir comme support, puis un deuxième constat, la soirée allait
être formidable. L'inconfort s'est très vite fait oublié, le son
(positivement indescriptible avec des mots, ou en tout cas avec les
miens) étant incroyable et la musique (toute aussi indescriptible) étant superbe.
D'excellents musiciens (Orchestre de Paris, le pianiste Fasil Say et un
trompettiste dont j'ai oublié le nom compliqué et qui m'a moins marquée
bien que sa technique soit sans aucun doute très bonne) ont suivi un
programme judicieux (Berstein, Gershwin, Gruber... et je crois qu'il me
manque quelqu'un), nous manipulant aisément et nous faisant passer des
larmes au rire, de l'admiration silencieuse aux bruyants
applaudissements.
L'art nous a émerveillées tout autant que la technique : la salle est conçue pour que le son soit optimal. Des cascades de notes tombent sur le public, l'environnent, flottent pour un moment autour de nous. Tout devient musique, seul les fourmis qui commencent à grimper dans les jambes peuvent nous déconcentrer le temps de changer de position...
Love from Paris,
PS. Merci à la bonne étoile de Clem, et à Clem elle-même, pour cette belle découverte !