vendredi 7 août 2015

Retour en arrière (1) - Jazzy Philharmonie

Je me rends compte que je n'ai pas écrit depuis plus de deux mois, et je ne saurais expliquer pourquoi. J'ai passé un temps fou à écrire, en réalité, puis à effacer ce que j'avais écrit parce que pas assez bon, puis à réécrire et à effacer de nouveau. Ou à passer du temps au soleil, ce qui est finalement plutôt sain. Et enfin à travailler, parce que je suis enfin stagiaire et que ça m'occupe, mine de rien. A force de temporiser, les événements se font plus lointains et plus flous dans ma mémoire. Il est temps de revenir en arrière.
Commençons ce voyage dans le temps par la soirée du 24 juin dernier. Soirée qui est, entre autres choses, la preuve que les concours en lignes ont bel et bien des gagnants. Clem est l'une d'entre eux (je les imagine en cercle fermé, êtres supérieurs parce que capables de déjouer toutes les probabilités de gagner à la loterie) et m'avait invitée à se joindre à elle pour un concert à la Philharmonie. Nous nous sommes donc retrouvés dans le parterre (c'est à dire assez littéralement par terre) de la Grande Salle de la Philharmonie, pièce immense et majestueuse malgré son architecture contemporaine (ou sont les ors et les plafonds peints ?!).


Deux choses se sont vite imposées : la soirée allait être inconfortable les murs n'étant pas tout à fait verticaux ce qui nous empêchait de nous en servir comme support, puis un deuxième constat, la soirée allait être formidable. L'inconfort s'est très vite fait oublié, le son (positivement indescriptible avec des mots, ou en tout cas avec les miens) étant incroyable et la musique (toute aussi indescriptible) étant superbe.


D'excellents musiciens (Orchestre de Paris, le pianiste Fasil Say et un trompettiste dont j'ai oublié le nom compliqué et qui m'a moins marquée bien que sa technique soit sans aucun doute très bonne) ont suivi un programme judicieux (Berstein, Gershwin, Gruber... et je crois qu'il me manque quelqu'un), nous manipulant aisément et nous faisant passer des larmes au rire, de l'admiration silencieuse aux bruyants applaudissements.


L'art nous a émerveillées tout autant que la technique : la salle est conçue pour que le son soit optimal. Des cascades de notes tombent sur le public, l'environnent, flottent pour un moment autour de nous. Tout devient musique, seul les fourmis qui commencent à grimper dans les jambes peuvent nous déconcentrer le temps de changer de position...

Love from Paris,

PS. Merci à la bonne étoile de Clem, et à Clem elle-même, pour cette belle découverte !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire