Dimanche 15 mars 2015. Il m'aura fallu trois ans et demi avant de visiter le musée de Cluny - ou Musée national du Moyen-âge. A ma décharge, ma passion pour cette saison intermédiaire est relativement récente. Et puis cette visite s'est faite en son temps et au bon moment, finalement.
Ceci est un billet Moyen-âge en bonne et due forme. Je pourrais répéter que j'aime le Moyen-âge, que le Moyen-âge c'est trop bien, que le Moyen-âge c'est beau-frais-et-rose, que le Moyen-âge c'est fascinant, qu'étudier l'histoire du Moyen-âge c'est génialissime... Mais ce ne serait pas rendre justice à la complexité et à la richesse de l'époque, aux mystères qui l'entourent encore. Une fois encore, j'écrirai peu. Croyez moi, ce n'est pas seulement parce que je manque de temps et d'inspiration, j'ai le sentiment que les images (et une visite, en pierre et en bois) seront bien plus parlantes que mes mots.
AVERTISSEMENT : Le premier qui me parle des "âges obscurs" ou de pratiques "moyenâgeuses", je l'écartèle vif, en le rouant de coups, je l’éviscère en... Comment ça, je vais trop loin ?!
L'hôtel de Cluny, tel qu'on le connaît, était la résidence des abbés de Cluny à Paris :
construite sur des termes antiques, les lieux devaient représenter et projeter
le statut et le prestige de l'abbaye. Et, tadam, c'est réussi et ça marche toujours, 600 ans plus tard !
construite sur des termes antiques, les lieux devaient représenter et projeter
le statut et le prestige de l'abbaye. Et, tadam, c'est réussi et ça marche toujours, 600 ans plus tard !
Des troubadours des temps présents, en pleine répétition.
La mandoline et la mélodieuse langue d'oc ont donc accompagné une partie de ma visite,
rien de mieux pour une immersion dans l'esprit médiéval.
La mandoline et la mélodieuse langue d'oc ont donc accompagné une partie de ma visite,
rien de mieux pour une immersion dans l'esprit médiéval.
C'étaient quand même de vrais barbares grossiers et incultes, ces médiévaux,
avec leurs cathédrales dentelées, leurs pierres ajourées et leurs fleurs délicates !
"Il y a ici des tapisseries [...]
Viens passons lentement devant elles [...]
Comme elles sont tranquilles, n'est-ce pas ?" (Rainer Maria Rilke)
La "dame à la licorne" mérite plus encore : s'asseoir, regarder longuement, penser.
Viens passons lentement devant elles [...]
Comme elles sont tranquilles, n'est-ce pas ?" (Rainer Maria Rilke)
La "dame à la licorne" mérite plus encore : s'asseoir, regarder longuement, penser.
La finesse et la beauté de ces choses... C'est sans doute pour cela que je n'ai pas de mots, en fait ! (oui, bon, je cherche peut-être une excuse, là !) Dans les mois à venir, ce musée sera mon refuge en temps d'incertitude, quand je ne saurai plus très bien pourquoi diable j'ai choisi d'écrire un mémoire en histoire médiévale. Un refuge et un rappel : nous ne sommes pas moins barbares que nos ancêtres médiévaux, et nous sommes toujours aussi capables de créer le terrible tout autant que le merveilleux.
Love from Paris,







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