dimanche 18 janvier 2015

Vagabondages touristiques - Mathilde

Voilà un article tout en douceur sucrée sur la venue de Mathilde, amie rencontrée au cours de mes pérégrinations britanniques, avec laquelle je partage le goût de bien des choses (id est le chocolat, le thé, les gâteaux et les films de Miyazaki, notamment).
C'était en décembre dernier, elle était à Paris pour 29 heures montre en main alors on n'a pas traîné, récit en images :


Dimanche, 15h. Vagabondages touristiques - donc, pour une fois, j'avais le droit de prendre en photo la pyramide du Louvre ! On commence notre balade par le palais, sans entrer dans le musée. Il ne fait pas franchement beau mais c'est correct pour un mois de décembre, alors on préfère capter quelques rayons de soleil et éviter la foule amassée à l'intérieur.


Sous l'arc, c'est magique : un kilt et une cornemuse au beau milieu de Paris... Rien de mieux pour raviver bien des souvenirs et nous projeter quelques mois en arrière quand nous étions toutes les deux étudiantes Erasmus dans le nord de l'Angleterre.


Nos pas nous mènent dans le jardin des Tuileries dont l'axe central est envahi...


... mais les allées parallèles, qui ne manquent pas d'un charme tout géométrique, sont bien plus calmes !


Les décorations de Noël ajoutent à la magie de la capitale - ou la créent parce que la grisaille hivernale ne met pas exactement la ville en lumière !


Et hop, un petit détour aux Galeries Lafayette, juste pour le plaisir de voir leur arbre de Noël. Qui est, eh bien, original, puisque sens dessus dessous. C'est coloré, doré, des lumières fluos s'enroulent autour... c'est très Galeries Lafayette, en fait.


Ensuite, c'est l'heure du goûter, heure sacrée s'il en est. On s'enfonce dans un petit passage qui sent bon Noël, la magie et la douceur de vivre, juste à côté du Musée Grévin (qui lui sent la cire et la célébrité pétrifiée donc on n'y rentrera pas !).


Mathilde avait une idée bien précise : on se réfugie au Valentin, qui a tout ce qui fait le charme d'un salon de thé - du cosy, de la chaleur, du très bon thé et des pâtisseries brillantes et colorées. Les gourmandes que nous sommes savourent la pause.


Avant de repartir. On voulait admirer les illuminations des Champs Elysées, on a été déçues. Rien de bien extraordinaire (sauf le fait que les ampoules dans les arbres sont des ampoules basse consommation, yay !), pas vraiment la magie qu'on espérait même si c'est mieux que les horribles cerceaux violets des années précédentes. Du coup, on est juste aveuglées par les phares des voitures - et fatiguées.


Au retour, histoire de rester dans le thème des lumières et des fêtes qui approchent, on fait un passage par la rue Mouffetard et son dais d'étincelles.
Repas, extinction des feux à 22h30, la fatigue l'emporte !


Lundi, 10h. On prend les mêmes - Mathilde, Paris et moi - et on recommence. Cette fois-ci tout commence par le parvis du Panthéon et l'image de la Tour Eiffel décapitée par la brume. Oui, c'est décidément "touristique", il y aura une mention de tous les monuments clichés de Paname dans ce billet - il ne manque que Montmartre et le Sacré-Cœur. Mais qu'est-ce que ça fait du bien de prendre son temps, de ne pas être Parisienne pour quelques heures, et de faire de longues pauses pour prendre des photos !


Photo penchée du Panthéon... Je crois que le pire là-dedans reste néanmoins les arbres et les atroces nœuds et petits fils argentés qui sont accrochés à leurs branches. Non ?


Dans la crypte, Dumas, Hugo, Jean Moulin reposent, et le silence s'impose.


Après cette virée dans l'histoire et la littérature françaises, nous nous retrouvons dans Shakespeare & co, devant l'histoire et la littérature anglophones. Rendez-vous des anglo-saxons parisiens, des touristes, et des parisiens branchés, la librairie fait face à Notre-Dame. Les livres emplissent l'espace biscornu, les étagères cloisonnent les murs du sol au plafond, ça sent le papier neuf et le papier d'occasion jauni par les lectures, les mots sont murmurés, feutrés, comme sacrés - tout est livre.


Notre-Dame, nous y voilà ! Sur le parvis, des touristes et des pigeons, une scène immuable.


La cathédrale de Durham me manque. Mais c'est beau quand même. Mais Durham, c'est plus beau.


A la sortie de la cathédrale, on a faim et on a un peu de temps. On retourne se promener du côté de la rue Mouffetard et de tous ses restaurants, innocemment.


Après un bon repas, nous voilà à deux pas de la gare d'Austerlitz, en face de la gare de Bercy, tout près de la Seine...


... dans un bâtiment ultra-moderne, tout de béton armé. Là se trouve le musée Art Ludique qui abrite pour quelques temps une exposition sur les dessins des studios Ghibli. On se balade avec le château ambulant, on vole avec Nausicaa, je découvre Totoro, on plonge dans la mer avec Ponyo, on admire la technique, on s'extasie devant le réalisme et les petits dessins super mignons de Miyazaki. Le bonheur.

Puis elle est repartie, j'ai perdu mon statut de touriste, je suis triste, mais elle revient en mars. 
Je suis sur un quai de la Gare d'Austerlitz et je t'attends, Mathilde !

Love from Paris,

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